Texte presentant le livre: Développement durable
Acheter vert !
C’est le titre d’un manuel de la commission européenne sur les marchés publics écologiques.Pédagogique, illustré d’exemples, il incite les collectivités locales à inscrire leurs achats dans le développement durable, au delà d'une application aux seuls marchés publics.
Les secteurs d’application sont multiples : peinture, produits d’entretien, papier, ordinateurs et encre d’impression, énergie, eau...Mais aussi cantines bio dans les écoles et les maisons de retraite.
Les villes européennes s’y mettent et les médias font de plus en plus souvent état de constructions publiques en éco-matériaux, de démarches engagées par des communes soucieuses de la qualité du présent et de l’avenir. Dans certains secteurs ( papier, espaces verts, énergie, eau) cet engagement est source de diminution des coûts à laquelle la chute du gaspillage n’est pas étrangère (énergie et eau).
Une véritable réflexion sur ce thème manque à Courseulles.
Les choix de consommation des services communaux et la définition des projets d'urbanisation sont pourtant l’occasion de prendre des options : par ex, un bâtiment vitré (casino, office du tourisme) est très gourmand en énergie, à moins d'exploiter le verre pour la production de chaleur en hiver et d'en organiser l'évacuation en été .
La sensibilité de la majorité aux questions environnementales est illustrée par le massacre des berges de la Seulles, la transformation d’espaces naturels en parcs « aménagés » plutôt qu’en zones protégées, le lavage de la place du marché à grande eau, les désherbants sur les trottoirs, l’absence de pistes cyclables, le règne du « tout fuel »
Se retrancher derrière le« pavillon bleu » ne supprime pas la question qu’il est urgent de poser et à laquelle il faut des solutions. Elles existent.
Considérons que le tri sélectif est un début, et que la toute prochaine l’urbanisation de la zone Sud, celle des ex-terrains d’accueil des cirques ou encore celle des berges de la Seulles sont autant d’opportunités à saisir.
Ce livret est une aide parmi d’autres, après c’est affaire de volonté. La demande des citoyens y peut beaucoup.
Juillet 06
Toxique
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Une publication scientifique qui bouleverse
nos relations à la bio-sécurité
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Ce n'est pas parce qu'elle a été produite à Caen, dans l'Université pour laquelle je suis fier de travailler, que je voudrais vous entretenir aujourd'hui d'une publication scientifique qui va bouleverser
profondément les questions de sécurité du travail, de sécurité
alimentaire, de toxicologie humaine...
C'est plus exactement parce qu'en une dizaine de pages, elle vient
ouvrir des perspectives nouvelles pour le mouvement qui s'oppose au pouvoir absolu des semenciers et des agro-industriels sur l'alimentation de la planète. Et parce qu'elle souligne des responsabilités nouvelles et écrasantes pour toutes nos commissions de sécurité alimentaire, et nos responsables d'Etat.
De quoi s'agit-il ? Un article publié fin février dans une grande revue scientifique d'environnement : Environnemental HealthPerspectives, 25 février 2005. Une revue du National Institute of Health des Etats-Unis, ce qui nous permets donc de lire cet article de libre-diffusion dans le monde entier : http://ehp.niehs.nih.gov/docs/2005/7728/abstract.html
Le titre ne fait pas glamour (Differential effects of glyphosate and
Roundup on human placental cells and aromatase, par Richard S, Moslemi S, Sipahutar H, Benachour N, Seralini GE. 2005.) et ne laisse pas présager de la révolution que je vous annonce.
Alors décryptons.
Il s'agit d'une étude sur la toxicité du RoundUp, le principal herbicide répandu dans le monde, produit par Monsanto, première transnationale de l'agro-chimie. Une grande partie des OGM commercialisés sont dits “RoundUp ready”, c'est-à-dire tolérants à cet herbicide. Une telle tolérance permet justement d'utiliser à dose encore plus massive et par diffusion large (souvent par avion) cet herbicide, sans abimer les cultures de maïs ou de soja modifiés.
L'article étudie la toxicité de cet herbicide sur des cellules du
placenta, et démontre qu'il s'agit d'un perturbateur endocrinien, ce qui pourrait expliquer les cas de fausse-couches sur les paysannes aux Etats-Unis. Elle montre aussi que ces effets sont rencontrés avec des concentrations inférieures à celles qui sont préconisées dans l'agriculture.
Mais surtout, l'article compare les effets toxicologiques du RoundUp et de son principe actif, le glyphosate. Et c'est de là que vient la découverte révolutionnaire que je vous annonçais : Le RoundUp est bien plus toxique que son composant principal. L'adjuvant qui est ajouté pour rendre le glyphosate utilisable (facilité à se disperser, dilution,...) provoquerait un accroissement de ses effets toxiques.
Dans les demandes de mise sur le marché, les agro-chimistes étudient la toxicité du composant principal, et non pas celle de l'ensemble du produit (principe actif + adjuvant). Or l'article montre que loin d'être de simples produits de dilution, les adjuvants multiplient les effets toxiques du principe actif.
Et ce qui est vrai ici pour le RoundUp devrait se manifester aussi pour tous les autres produits.
Dans ces conditions, l'ensemble des études de toxicité des produits phytosanitaires doivent être ré-évaluées. On ne peut plus se contenter de l'évaluation des principes actifs, mais bien des produits tels qu'ils sont commercialisés. On doit être en train de
se creuser les méninges à la Commission européenne pour reconsidérer la directive d'évaluation des produits phytosanitaires, afin de mieux évaluer les adjuvants en mélange, comme l'avait indiqué le Commissaire Byrne qui avait eu les résultats sous presse, en réponse à la question du parlementaire Paul Lannoye.
Quant aux mouvements écologistes, ils trouvent ici une caution
scientifique irréfutable pour leurs craintes : les produits diffusés
largement dans la nature ont des effets toxiques importants, mais de surcroît qui ne sont pas évalués dans les conditions réelles
d'exploitation. C'est d'ailleurs étonnant de la part d'entreprises qui
plantent les OGM dans les champs, tels des savants fous, pour soi-disant tester les effets dans la nature globale. Ce double langage, qui consiste à ne pas expérimenter précisément les effets toxiques des produits tels qu'ils sont et à clamer que les plantations seraient des “études”, nous oblige aussi à redéfinir le caractère “scientifique” des prétentions des agro-industriels.
Que disent les ministres de la Santé et ceux de l'Agriculture à la suite d'une publication scientifique de ce type ? Presque un mois de silence, c'est beaucoup ! Leurs responsabilités sont maintenant engagées : ils ne pourront plus dire “on ne savait pas”. On sait maintenant, grâce à cet article, que les produits tels qu'ils sont diffusés dans le commerce n'ont pas été évalués proportionnellement à leurs risques pour la santé.
Il convient que les études de mise sur le marché soient maintenant
remises entièrement sur la table. Il est nécessaire que ce soient les produits complets qui soient évalués, et pas seulement leurs principes actifs.
Et il convient que tous les citoyens prennent conscience des enjeux de cette question, afin d'éviter qu'elle ne soit rapidement recouverte de silence.
Plus généralement, il apparaît aussi clairement qu'il y a deux
approches scientifiques dans l'évaluation des dangers des produits chimiques qui sont largement répandus sur la terre depuis un demi-siècle : l'une vise à minimiser les risques, et donc à étudier séparément les composants, et une autre vise à comprendre le monde réel, avec les interactions systémiques de tous les composants. Même s'il faut pour cela démonter les “secrets de fabrique” qui président à la composition globale des produits.
Comment une étude de toxicité d'un produit, une publication scientifique d'une dizaine de pages, nous amène à réfléchir sur l'ensemble des méthodes de l'agro-industrie. Et à remettre en cause largement l'efficacité des études toxicologiques pour l'évaluation des produits tels qu'ils existent.
Ajoutons aussi que la libre-diffusion sur internet de la connaissance
contenue dans cet article essentiel est un atout pour les mouvements écologistes et des paysans du monde qui veulent la sécurité alimentaire et refusent de faire dépendre les cultures des projets industriels et profitables des transnationales de l'agro-chimie.
Finissons par une réflexion sur l'évaluation des articles scientifiques.
Les chercheurs sont évalués par ceux qui partagent en général le même point de vue (leur “communauté scientifique”). Or de plus en plus de recherches, une fois validées au sein d'une communauté donnée, connaissent une autre forme de validation, sociale celle-ci, quand d'autres s'en emparent pour éclairer le fonctionnement global du monde (scientifique, écologique, économique, social,...). Cette forme de “validation sociale” pourrait devenir un élément dans l'évaluation des publications scientifiques, une manière de créer une “science citoyenne”.
En écrivant ce papier de vulgarisation et d'interpellation, je m'inscris dans cette nouvelle opportunité de redéfinir les objectifs et les
méthodes de la science. Pour la rapprocher des besoins de compréhension du monde réel, systémique, global, humain...
Caen, le 11 mars 2005
Hervé Le Crosnier
Note de J.Eynard et P.Carpente:
La question de l’emploi du RoundUp se pose également à de petits échelons : des échelons municipaux et privés. Cette semaine du développement durable a été l’occasion d’échanger les recettes pour l’entretien de nos environnements urbains : déssèchement thermique des mauvaises herbes, gros sel dans les allées et sur les terrasses etc.
Hervé Le Crosnier publia dans la foulée une lettre ouverte à madame le maire de Caen.Il demandait que les récentes découvertes sur le RoundUp soit prises en compte par la ville pour l'entretien des espaces.
Quelques jours plus tard Hervé Le Crosnier écrit:
"La lettre ouverte à Madame Le Maire de Caen"
sur l'épandage du RoundUp sur les trottoirs
de la ville a suggéré à Jean-Pierre Lellouche,
médecin pédiatre, d'ajouter son propre commentaire,
en relevant le danger du RoundUp tel qu'il
est décrit dans les publications médicales.
Le "principe de précaution" et la simple mise
en relation avantages/dangers des pesticides
en ville vont au delà des questions scientifiques
pour devenir des problèmes politiques... qui appellent
des décsions politiques.
Les citoyens peuvent intervenir, et les décideurs
peuvent décider.
Trois brins d'herbe égaieront la ville,
comme c'est déjà le cas à Rennes.
Hervé Le Crosnier
-------- Original Message --------
Subject: projet de lettre ouverte au Maire de Caen
Date: Tue, 3 May 2005 12:12:59 +0200
From: Jean-Pierre LELLOUCHE
Madame le maire
J' ai lu avec beaucoup d' intérêt la lettre que vous a adressée
Monsieur Hervé Le Crosnier à propos du Round Up. Nous avons la
chance d' avoir à Caen des spécialistes internationalement
reconnus et il me semble qu'il serait bon d' interrompre
l' utilisation de ce produit et d' étudier avec toutes les
personnes compétentes et concernées l' attitude à adopter .
Mais j' aimerais par ailleurs vous rendre compte d' un article
qui en racontant de façon détaillée l' histoire et les symptômes
d' une jeune fille montre à quel point ces problèmes sont
concrets.
RJ Barnard et coll ont publié dans Clinical Pediatrics d' octobre
1998 un article intitulé : »The Estrogen-like effect of
herbicides :a patient report ». Une jeune fille qui faisait de
l'athlétisme pendant ses études universitaires et qui avait des
règles régulières a eu en plus de ses règles des hémorragies
qui survenaient sans qu'on comprenne à quoi elles étaient
dues.Puis on s' est rendu compte qu'elle survenaient après les
compétitions d'athlétisme et plus précisément après les
compétitions d'athlétisme qui avaient lieu en plein air et à
certaines périodes. Un lien fut alors établi entre ces
hémorragies et l' utilisation d' herbicides (glycophosphate et 2-4 D)
Les auteurs notent par ailleurs qu'il existe de nombreuses
observations qui tendraient à indiquer que certains composants
chimiques auraient un effet estrogen like qui auraient des
conséquences sur la santé.Ils observent notamment que :
1. les signes pubertaires apparaissent de plus en plus tôt et
à 8 ans 48,3 % des filles dites « noires » et 14 ,7% des filles
dites « blanches » ont commencé leur développement pubertaire (cf
Herman - Gidden :secondary sexual characteristics and menses in
young girls dans la revue Pediatrics vol 99 avril 1997 pages 505 -
512)
2. La cryptorchidie ,non migration des testicules dans les
bourses , et l' hypospadias augmentent de fréquence (Paulozzi
Hypospadias trends in two US surveillance systems dans Pediatrics
1997 ;100 ;831-834)
3. De nombreuses études montrent l' appauvrissement du sperme en
spermatozoïdes et l' augmentation de fréquence de certaines
malformations génitales et des auteurs s' interrogent sur le
lien avec l' exposition à des substances estrogen- like (Are
Estrogens involved in falling sperm counts and disorders of
the male reproductive tract ? Lancet vol 341, 29 mai 1993
p1292-1295)
Par ailleurs Barnard et coll (clinical pediatrics oct 98) pensent
que la relation entre le cancer du sein et l' imprégnation
oestrogénique exogène prépubertaire mériterait d' être analysée.
En vous écrivant cela j' ai parfaitement conscience que vous
n' êtes pas la responsable d' un système qui nous écrase tous.
Mais il me semblerait que si à partir de toutes ces
interrogations ,ces incertitudes mais aussi à partir de certains
faits inquiétants qui sont prouvés , vous décidiez de ne plus
utiliser le round up , vous redonnriez confiance à tous ceux
qui pensent que le pire n' est pas toujours sûr
--------------------------------------
Et pour finir: la pollution des nappes d'eau par ce merveilleux herbicide, plus quelques infos supplémentaires si vous avez encore des questions en stock!
http://seaus.free.fr/article.php3?id_article=27
Pascale Carpente, Jano Eynard, mai 2006
4èmes Rencontres du Développement Durable
Communiqué:
Les 29, 30 septembre et 1er octobre 2006 Hérouville, Caen, Louvigny
La quatrième édition des Rencontres du Développement Durable se déroulera
les 29, 30 septembre et 1er octobre 2006 ; cette année elle portera sur la
thématique des "Transports doux" particulièrement en ville.
Ces rencontres proposent une réflexion sur nos modes de transport et leurs
impacts sur notre environnement alors même que le réchauffement de notre
planète s'accélère, que le coût de l'énergie augmente et que les
ressources en pétrole vont diminuer au fil des prochaines années.
Ainsi à partir d'initiatives avérées, l'objectif est d'enclencher des
changements de comportements individuels et/ou collectifs et de
s'interroger sur le rapport entre aménagement du territoire et transport :
la place du vélo en ville, l'état des lieux sur les énergies vertes, le
co-voiturage,
Débats, projections de films, "la rue du développement durable" et ses 50
exposants, spectacles et une ballade en vélo animeront ces journées.
*le collectif d'organisation des Rencontres est composé des associations
suivantes :
- AFIP (Association de Formation et d'Information pour le Développement
d'Initiatives Rurales)
- ARDES (Association Régionale pour le Développement de l'Economie
Solidaire)
- la CSF (Confédération Syndicale des Familles)
- le GRAB( Groupement régional d'Agriculture Biologique)
[Marker]- le GRAINE (Groupe Régional d'Animation et d'Initiation à la
Nature et à l'Environnement) Le Développement Durable est plus que jamais
à la une de l'actualité nationale et internationale, des manifestations de
plus en plus nombreuses évoquent ce thème.
Des institutions publiques, des collectivités territoriales et de plus en
plus d'initiatives citoyennes s'engagent pour modifier un devenir de plus
en plus incertain tant climatiquement qu'énergétiquement.
Cette quatrième édition des Rencontres du Développement Durable sera cette
année organisée autour du rapport entre nos modes de transports, leurs
impacts sur l'environnement et les changements de comportements collectifs
et individuels à penser pour tenter d'éviter à moyen une catastrophe
humaine et écologique.
Au-delà de la sensibilisation à cette thématique, le collectif a pour
ambition de mobiliser les citoyens sur la création d'un service
d'Auto-Partage dans l'agglomération caennaise.
Pour mener à bien cette nouvelle édition, un comité de pilotage élargi a
été constitué impliquant plusieurs acteurs institutionnels.
Ainsi le Conseil Régional, l'Ademe, la Diren et aussi la commune de
Louvigny sont partie prenantes de la mise en place de cette manifestation,
gage de l'intérêt porté par ces institutions et collectivités à cette
démarche.
L'agglomération Caen La Mer et l'Agence de l'Eau sont elles aussi
intéressées et s'engagent dans le soutien à l'événement.
[Marker]PROGRAMME
vendredi 29 septembre, au cinéma Lux à Caen (14)
20h Ouverture des Rencontres
"Attention effet de serre" Film de 16 mn, réalisation Eric Garnier ©
ADEME/ALBEDo - 2006
20h30 Transport et développement soutenable
Avec Marc LE ROCHAIS de "France Nature Environnement"
21h40 Neudorf Zone Climatest
Débat avec Francesco NOCERA de l'association "des amis et résidents de
Neudorf"(Strasbourg)
Animation : Sylvie LECALVEZ (Village Magazine)
23 h15 Avant-première "Une vérité qui dérange"
98 mn - réalisation Davis GUGGENHEIM © Paramount Classic 2006 - Tarifs
cinéma habituels
samedi 30 septembre, au cinéma Café des Images à Hérouville-Saint-Clair
(14)
16h Avant-première de "Patate"
Série de courts métrages d’animation, à partir de 4 ans - 1h - 2006 -
Tarifs cinéma habituels
17h30 "Déplacements, une affaire de choix"
13 mn réalisation J-P LETOURNEUR © ADEME-AVS Interactive 2006
Le co-voiturage domicile - travail
Débat avec Jacky MEUNIER, Président de l'association "Co-Voiturage +" à
Rennes
et M. BOSCH du Conseil Général du Finistère
19h Auto-trement, la voiture partagée
Débat avec Jean-Baptiste SCHMIDER de l'association "Auto'Trement" de
Strasbourg
Animation : Sylvie LECALVEZ (Village Magazine)
20h15 Apéritif suivi d'un buffet bio et convivial
12 - réservation auprès de la Cafétéria des Images - 02 31 94 21 48
dimanche 1er octobre, à Louvigny (14)
ballade a velo et en famille de caen a louvigny
organisée par l'association "les Dérailleurs"
11h RDV sur la place du théâtre de Caen
12h30 Pique-nique à Louvigny (Sandwichs et boissons bio sur place)
Des Débats Salle des Anciens
14h Le vélo en ville
avec les associations caennaises "La ville à Vélo", "Dérailleurs" et
"Amiens Vélo"
Animation : Gérard VAUGELADE (ARDES)
15h45 Energies vertes et aménagement du territoire
avec le Centre d'Initiation aux Energies Renouvelables, Pascal CORTE
(Délégué régional de
l'ADEME), Josette BESNARD (Vice-Présidente de Caen la Mer) et Philippe
BOVET (association
Eco ZAC, Paris)
Animation : Gaël LOUESDON (AFIP Normandie)
Spectacles Pour Petits Et Grands Salle des Fêtes et rue
14h30 "Ouille, la terre", Cie Ultra Butane 12-14
15h15 "La Porteuse d"Eau", Cie Schpouki Rolls
16h Théâtre-forum sur le transport, Cie Macédoine
17h15 "La Porteuse d'Eau", Cie Schpouki Rolls
Apéritif à 18h
Pendant tout l'après-midi, "la rue du developpement durable"
Une cinquantaine d'exposants, acteurs de l'agriculture bio et durable, de
l'éducation à l'environnement, des énergies renouvelables, de
l'éco-construction, de l'économie solidaire et du commerce équitable, des
acteurs du développement agricole et rural, du recyclage, du transport
doux.
A contre courant
Les décisions de nos conseillers municipaux (cf les remarques sur le chauffage de l'école lors du conseil de février)auraient-elles un cran de retard?
Les communes (entre autres) bénéficient d'un «crédit carbone» exerçant un effet de levier qui contribuera à leur financement lors d’investissements réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, dans le cas du basculement d'une énergie fossile vers des énergies renouvelables (biomasse, bois, géothermie) pour le chauffage des bâtiments, les collectivités devraient diminuer les émissions associées à leurs bâtiments. Cet arrêté prévoit la rémunération des réductions d'émissions, ce qui constitue une aide financière à la conversion des équipements.
A noter ce crédit carbone bénéficie également aux opérateurs du bâtiments, aux entreprises de transport, aux exploitants agricoles, aux prestataires de services énergétiques.(source AMF)
Alors que se multiplient autour de nous les projets urbains intégrant ces préoccupations sur la seule base de la conviction de l'urgence et de la nécessité, cet arêté suffira-t-il à convaincre la majorité de jouer la carte du développement durable?
Cet arrêté du 2 mars 2007 est pris pour l’application des articles 3 à 5 du décret no 2006-622 du 29 mai 2006 et relatif à l’agrément des activités de projet relevant des articles 6 et 12 du protocole de Kyoto, JO du 7 mars 2007.
Liens complémentaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEVC0700081A
P. Carpente, mars 2007
A l’initiative et à l’image du RIAC29 (Réseau d'Initiatives et d'Actions Climat Finistère), nous vous proposons d’adresser ce courrier à Mr J-L de Mourgues
Objet : Illuminations de Noël 2007
Monsieur le Maire,
Le prix Nobel de la Paix vient d'être attribué à M. Al Gore et les scientifiques du GIEC pour leurs
combats contre le changement climatique. Les assises territoriales du «Grenelle de
l'environnement» viennent de se tenir à Brest, et le changement climatique était au coeur du
débat. Le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, Jean-Louis
Borloo, a appelé à «une révolution écologique pour un développement durable» et a souhaité
«que chaque Français modifie quelques points de son comportement...».
La lutte contre l'effet de serre est plus que jamais d'actualité.
Les gestes simples, comme la sobriété en matière d'éclairage et d'illuminations pour les fêtes de fin d'année, permettent de limiter ces pics et de de lutter efficacement contre l'effet de serre. L'effet de serre est l'affaire de tous et en particulier des collectivités.
Aussi, nous venons, vous demander et vous proposer :
● de ne pas organiser de concours d'illuminations de Noël dans votre commune. Dans
le cas où vous pensiez organiser un tel concours, nous comptons sur vous pour mener une
réflexion afin de le transformer en un concours de décorations sans illuminations, ou de le
remplacer par des spectacles vivants ou par toute autre animation non génératrice de gaz
à effet de serre. D'autre part, nous vous invitons à ne pas utiliser de fonds publics pour
subventionner de tels concours organisés dans votre commune par des associations,
comité des fêtes, office de tourisme...
● de faire preuve de «sobriété énergétique» en diminuant la durée quotidienne et la
période d'allumage des lumières décoratives communales, ainsi que le nombre de sources
lumineuses pour les fêtes de fin d'année 2007.
● d'animer dans votre commune des réunions d'information et de sensibilisation sur les
thèmes du changement climatique, des économies d'énergie et des énergies
renouvelables.
Rappelons, d'autre part, que :
● le secteur du bâtiment représente 43 % de la consommation d’énergie en France et pèse
de plus en plus sur le budget des familles.
● la France s’est engagée individuellement, ainsi qu’au sein de l’Union Européenne, sur des
objectifs, à l’horizon 2050, en matière d’énergie et de lutte contre les changements
climatiques et a inscrit la division par 4 de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).
Nous vous prions d'accepter, Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations
les meilleures.