Sur la plage,
L'intervention de quatre CRS armés sur la plage a entrainé des réactions indignées tant était grande la disproportion entre le délit et les moyens mis en oeuvre pour y mettre terme. Les photos mises en ligne se passent de tout commentaire (http://www.infocourseulles.fr/galerie/thumbnails.php?album=14). Les réactions déposées par les témoins sur le site ( http://infocourseulles.fr/news.php?lng=fr) attestent que nul ne conteste le "délit" (partie de volley sur la plage entre jeunes et seniors dans le secteur piscine, interdit par arrêté municipal à cet endroit) mais que l'intervention de gens armés (matraques bien visibles et armes à feu) pour faire démonter l'installation est pour le moins inappropriée au lieu et à la situation.
Ce qui a le mérite de mettre en évidence la question de notre perception de la place, des pratiques et du rôle de la force publique. Est-ce de ce type de sécurité dont nous avons besoin dans un tel cas, ce genre d'intervention nous donne-t-elle un sentiment de sécurité ou au contraire d'absence d'évaluation et de maîtrise des situations.
Autre problème soulevé par cette irruption sur la plage de forces de police armées: pour beaucoup d'entre nous la plage et la baignade sont surveillées par des maîtres nageurs sauveteurs en mer, qui ne relèvent pas de la police. La répartition des fonctions entre les deux groupes: sauveteurs et policiers n'est pas claire pour les usagers qui s'adressent indifféremment aux uns ou aux autres.
Gens du voyage:
ils s'étaient arrétés sans autorisation (et parce qu'ils avaient du renoncer à la halte normalement prévue ailleurs), sur le terrain communal de la Seulles pour les cérémonies de baptême. Alors que mr de Mourgues avait décidé de leur expulsion avec recours à la force publique si besoin, Mr le Préfet a imposé une solution de conciliation les autorisant à rester le temps strictement nécessaire.
Cet incident souligne de nouveau et comme chaque année dans nos communes , l'absence de structure d'accueil pour cette fraction de notre population. Une lacune qui conduit à des occupations de fait. Au delà de 5 000 habitants les communes doivent avoir une aire d'accueil aménagée. Notre plan d'urbanisme prévoit de porter à 6000 le nombre des Courseullais dans les10 prochaines années, définit des zones de logements et d'activité mais toujours pas d'aire d'accueil. La politique du fait accompli pourrait bien se prolonger des deux côtés. Qui va résoudre cette délicate question? Quand et comment?
P.Carpente, J.Eynard août 07